Animation, gestion locative     et accompagnement social

1945, la guerre s’achève, laissant derrière elle un pays à reconstruire. Marocains, tunisiens, algériens surtout, ils sont alors des milliers à affluer vers la Lorraine, démunis mais déterminés à participer à cette vaste entreprise.


Une société en mutation

Dans une société qui connaît de profonds bouleversements politiques, sociaux ou économiques, les bonnes volontés s’activent pour venir en aide à cette population en difficulté. À Nancy, le Comité Lorrain d’Études et d’Action Nord-Africaine (CLEANA) voit le jour en 1952. Son but est de rassembler les énergies, jusque-là dispersées, pour assurer des permanences sociales et aider ces travailleurs à résoudre les problèmes administratifs qu’ils rencontrent, à trouver un logement, eux qui occupent des hôtels meublés souvent insalubres.
En 1953, le ministère du Travail décide de débloquer des fonds pour aider au logement des travailleurs nord-africains. Fort de son expérience auprès d’eux, le CLEANA est chargé d’étudier un projet de centre d’hébergement. Il décide alors la création de l’Association des Foyers Nord-Africains de Meurthe-et-Moselle (AFNAMM). La détermination de ses dirigeants permet de trouver une solution à Maxéville où une ancienne usine réhabilitée accueille ses premiers pensionnaires en octobre 1955. Dix-huit mois plus tard, ils sont plus de deux cents.
Mais les besoins ne cessent de croître. Un second foyer est inauguré en 1958 à Longwy.  Dès 1956, la construction d’un nouveau bâtiment sur l’agglomération de Nancy s’avère indispensable. Il ouvre ses portes à deux cent seize personnes en 1960, boulevard Barthou à Vandœuvre. Parallèlement, c’est toute une organisation qui se déploie : permanences sociales, équipes d’accueil… qu’il faut rassembler dans un même lieu. Ce sera, en 1959, le 79 rue des Quatre-Églises qui se transforme en siège social.


La naissance du Pélican

Au cours des décennies suivantes, de nouveaux publics frappent aux portes des foyers.  En 1980, comme un symbole, l’AFNAMM devient l’Association des Foyers de Travailleurs de Meurthe-et-Moselle (AFTMM), signifiant ainsi la nécessité d’élargir sa vocation à d’autres populations.
En 2004, l’AFTMM et l’association du Foyer Jean-Stauffer de Jarville, présidées par Madame Modeste Stauffer (secrétaire puis présidente de l’association du Foyer Jean-Stauffer depuis 1997, et présidente de l’AFTMM depuis 1990) décident d’unir leurs efforts au sein d’une seule et même structure que Madame Stauffer dirigera jusqu’en 2008. Le Pélican est né.